Entre patrimoine et création
Dès l’arrivée, le lieu raconte déjà quelque chose d’Alexis Rivière.
Les vieux bâtiments en pierre côtoient les cuves inox et l’alambic. Dans les ruines, des fresques de street art apparaissent entre les murs marqués par le temps. Dans son bureau, des livres d’art s’empilent, des œuvres d’artistes réunionnais occupent les murs, et le matin, le tourne disque envoie du rock un peu fort pour mettre la journée en route.
Chez lui, le goût du beau n’est jamais loin du goût du bon.
Quand il parle d’un artiste local, d’une étiquette ou d’une nouvelle bouteille, son regard s’anime immédiatement. On sent quelqu’un d’un peu rock & roll qui aime créer des passerelles. Entre agriculture et esthétique. Entre patrimoine et création contemporaine. Entre la canne réunionnaise et quelque chose de beaucoup plus personnel.
« C’est à la fois un héritage qu’on veut respecter, mais qu’on veut faire perdurer, construire, amener vers l’avenir. »
La propriété appartient à sa famille depuis 1923. Les noms Payet et Rivière sont ceux de ses grands-parents, profondément liés à l’histoire sucrière réunionnaise.
Mais Alexis ne cherche pas à reproduire le passé tel quel. Il s’intéresse plutôt à ce qu’il est encore possible d’inventer à partir de cette histoire-là.






























