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Cérémonies Tamoules à La Réunion

 

 

Terre de vivre-ensemble, La Réunion est un exemple d’harmonie et de tolérance où cohabitent les croyances des différentes communautés qui peuplent l’île. Avec ses rites intenses et ses fêtes colorées, la religion hindoue occupe une place importante dans la vie spirituelle de l’île. Envie de vibrer avec les Malbars de la Terre d’Eden au rythme des tambours ? De nombreuses célébrations indiennes sont ouvertes au public toute l’année. Ouvrez vos chakras et découvrez les plus belles cérémonies tamoules de La Réunion.

La marche sur le feu est l’un des plus anciens et sûrement l’un des plus spectaculaires rites tamouls de La Réunion.

Respect et discrétion sont de mise lorsqu’on assiste à cette cérémonie ouverte au public. Aussi impressionnante que douloureuse, elle honore la pureté de la déesse hindoue Pandialé, prête à traverser un champ de braises sans se brûler pour prouver sa virginité à son futur mari.

Généralement pratiquée en début d’année, cette épreuve permet aux pénitents de tester leur foi en prouvant la supériorité de leur esprit sur leur corps. Après 17 jours de carême végétalien et une longue procession dans l’eau, c’est une expérience profonde et mystique qui attend les participants et un spectacle marquant pour les observateurs.

On comprend d’ailleurs dès notre arrivée que le public est nécessaire au rituel. Le teemeedee est une communion, une épreuve qui se partage. Les tambours battants, les cris et le ballet de couleurs éclatantes font progressivement monter en nous une étrange sensation de transe. Les sens s’enivrent et la fascination est à son comble pendant que les fidèles traversent calmement les braises pieds nus. Des rituels viennent parfois clore cette fascinante cérémonie tamoule de La Réunion.

Le Dipavali

Le Dipavali est la fête indienne la plus populaire de La Réunion. Elle célèbre la victoire du dieu Krishna sur le démon Nakara qui terrorisait jadis ciel et terre. La lumière triompha ainsi sur les ténèbres, métaphore de la sagesse luttant contre l’obscurantisme.

Il faut attendre la nuit la plus sombre de l’année, en octobre ou novembre, pour assister aux festivités du Dipavali. Toute la journée, voisins et amis s’échangent entre eux des douceurs sucrées en l’honneur de Lachtimi, déesse de la lumière et de la prospérité. Les croyants se recueillent au cœur des temples tamouls tandis que les profanes s’émerveillent devant leurs sublimes extérieurs. On tente de reconnaître les mille et une divinités qui peuplent les toitures à étages et on s’évade au gré de ce panthéon haut en couleurs. Quand vient le crépuscule en ville, les fidèles multiplient les bougies aux fenêtres comme pour mieux chasser l’obscurité.

Le moment phare (sans jeu de mots) du Dipavali est sans aucun doute le défilé dans les rue de la ville. C’est un véritable Bollywood sur roues qui pénètre alors dans les artères de Saint-André, commune qui accueille traditionnellement le plus important défilé du Dipavali.

Les fidèles revêtent leurs habits traditionnels indiens et paradent en musique autour de chars qui rivalisent de créativité pour illuminer et faire vibrer la nuit réunionnaise. Le ciel brille encore un peu plus fort avec le feu d’artifices en forme de bouquet final. Entre spiritualité, tradition, partage et convivialité festive, le Dipavali est un concentré des valeurs de La Réunion.

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