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Les populations

Tout le monde descend du… bateau

culture

L’île était déserte jusqu’à ce qu’elle devienne française, au XVIIe siècle. Elle a été peuplée par vagues successives.

La découverte des Mascareignes

Au XVe siècle, le Portugal explore la côte africaine et tente de relier l'Asie et ses épices par la mer. En 1948, en doublant le cap de Bonne-Espérance, le Portugais Vasco de Gama atteint l'océan Indien et ouvre ainsi la route maritime vers l'Asie. En 1511, le capitao Pedro Mascarenhas, en partance pour Goa, redécouvre Madagascar, La Réunion et l'île Maurice, ces trois îles déjà connues des Arabes sous les noms de Dina Margabim, Dina Mozare et Dina Arobi et que l'on désignera dans le portulan de Jorge Reinel en 1517 par le nom de "Mascarehnas"

Les premiers habitants étaient des colons français accompagnés de leurs serviteurs malgaches. Les premiers enfants nés à La Réunion étaient donc métissés, de mère malgache.

Une société esclavagiste se met ensuite en place, arrachant la main d’œuvre à Madagascar et diverses régions d’Afrique. Lorsque l’esclavage est aboli, en 1848, la colonie cherche de nouveaux bras en Inde. Ces travailleurs, appelés " engagés" viennent essentiellement du Tamil Nadu (sud de l’Inde).

Au cours du XIXe siècle, des migrants venus de Chine et de l’Inde musulmane (Goujrat) commencent  à s’établir dans l’île. Ils sont rejoints au XXe siècle par de nombreux compatriotes.

A partir des années 1960, des Français de métropole viennent s’établir, en nombre croissant, à La Réunion. Dans les années 1970, le département français de l’océan Indien commence à attirer des Comoriens, dont des Mahorais.

Les visages réunionnais d’aujourd’hui, métissés pour la plupart, portent cette histoire. Ils sont familièrement qualifiés de :

- cafres : descendants d’esclaves ou de travailleurs engagés africains et malgaches ;
- zarabs : Indiens musulmans, qui ont en commun avec les Arabes la religion ;
- malbars : descendants des travailleurs engagés du sud de l’Inde ;
- zoreys : Français de métropole (le Français est dur d’oreille dès qu’on lui parle une autre langue que la sienne !) ;
- chinois : Réunionnais d’origine chinoise et peu métissé.
- yab, ou « petit Blanc des Hauts » : descendants des colons les plus modestes repoussés vers les Hauts de l’île dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
 
Mais aucune catégorie ne forme une communauté strictement cloisonnée : tous les jours, un mariage rapproche un peu plus chacune d’entre elle. La Réunion préfigure le monde de demain, celui d’un village uni par la vie en commun au-delà de ses origines multiples.

Quel meilleur remède contre le racisme ordinaire et les préjugés qu'un voyage à La Réunion ?