Les Electropicales #7 : retour sur un festival pluvieux mais heureux !

Electropicales #7 - © Electropicales
Evénements

Publié le 25 mai 2015

La septième édition du festival Les Electropicales s'est achevée le samedi 9 mai 2015. Ce sont des festivaliers heureux bien qu'un peu mouillés qui ont quitté le site après le dernier set de Svengalisghost. Au total, ce sont près de 4.900 personnes qui ont fréquenté les cinq spots disséminés sur le terrain de jeu dionysien durant cinq jours. Retour sur un festival multi-facettes.
 

Mercredi 6 mai 2015


La soirée d'inauguration by Isautier dans le cadre historique de l'ancien Hôtel de Ville de Saint-Denis a, pour la seconde année consécutive, été plébiscitée tant par les artistes que par le public. Entre la conférence de Francis Wolff intitulée "Pourquoi la musique ?" et les sets de Loya Project, Mehmet Aslan et Mawimbi présente Pouvoir Magique, les 600 personnes qui ont répondu à l'invitation ont fait l'expérience du métissage des musiques électroniques, lorsque l'électro fusionne avec la sono du monde.
 

 

Jeudi 7 mai 2015


Le rendez-vous des Pot'irons a fait la part belle au clubbing. Avec une programmation ce soir-là dédiée aux esthètes de l'électronique, le mètre carré pour se déhancher sur la musique d'Ankytrixx était difficile à trouver, pour les quelques 700 personnes qui se sont croisées sur le dancefloor au cours de la soirée. Aux côtés du DJ indien, le public a pu apprécier l'escale berlinoise offerte par Zandrine, ainsi que la house sud-africaine de Lord2K, sans oublier le cours de danse house music dispensé par Kinta en début de soirée.

Vendredi 8 mai 2015


C'est dans un espace imaginé par le scénographe Guillaume Lebourg autour de la thématique Playtime, que les artistes ont cueilli un public particulièrement enthousiaste sur le terrain de rugby de Champ Fleuri, le cœur du festival. Vendredi 8 mai 2015, les festivaliers ont ainsi pu découvrir le mélange suave de chanson française et de production électronique de Coucher of Söleil qui a offert au public un live étrange et envoûtant, et le set afro house d'Issa Sacha marqué par Johannesburg et Durban. Le DJ sud-africain Nozinja accompagné de ses danseurs aura déchaîné les foules avec un set tout en énergie avant de céder la place à la ghetto house de Chicago version Don Rimini. La seconde scène Jamaïcan Block dédiée aux soundsystems reggae a confirmé qu'elle avait tout naturellement trouvé sa place et son public : le set de Mad Professor feat. Joe Arriwa aura été un must du festival ! 

A noter que le Carré Cathédrale a accueilli le before des Electropicales : une véritable block party s'y est tenue avec tout le crew So Watts emmenée par Psychorigid, Csysz, Boogie et Fluidz durant cinq heures d'affilée.
 

Samedi 9 mai 2015


La scène Playground a été transformée en dancefloor géant comme les années précédentes. Le principe ? Faire la fête ! Le public a pu profiter d'un savant mix entre découvertes locales avec l'atmosphère ethno-hippie distillée par Barbee, et pointures internationales avec le duo d'électro pop psychédélique mené par les Pachanga Boys. Le DJ mauricien Avneesh est venu compléter la proposition électro venue de l'océan Indien, sans oublier l'américain Svengalisghost, fer de lance de la nouvelle scène de Chicago, qui a délivré ses sets à dimension maximaliste et au groove explosif. Le tout, comme la veille, était baigné par un mapping concocté par les Genévois de Studio Corium.

Du côté de la Jamaïcan Block, place à l'électro venue de Mayotte de Doujah Sound et celle en provenance d'Ecosse de Mungo's Hifi. Les locaux O'Fischa Sound System feat. Mighty Lion ont fait vibrer les basses avec leurs bonnes vibes, sans oublier les deux opérateurs des plus célèbres soundsystems français Lord Zeljko et leur déferlante de dubplates historiques.

La scène Electrocity du Carré Cathédrale a été investie par les nuances entre house et techno du Réunionnais J-Zeus et par DJ Spoko, le Sud-africain inventeur de la bacardi house.

Du côté de la Silent Green Room qui a fait son apparition cette année, les festivaliers, transformés en danseurs du silence, étaient déjà un spectacle à eux seuls ! Les cinquante casques mis à disposition pour écouter les mixes de Franck Becker, Konsöle, Tine Pitch, Galactic Funk, Valentin Jolicœur, Mad, Breadman, ont permis aux aficionados de l'électro de danser en silence le casque sur les oreilles, de l’ôter quelques instants pour parler à son voisin, ou de passer le relai à un camarade passant par là.

Enfin, le samedi, la première édition des Electrokids a connu un franc succès. Les nombreux ateliers gratuits à destination des plus jeunes, ainsi que la boum qui a suivie, ont affichés complets.

Malgré la pluie qui s'est invitée sur le festival, ce sont des images de festivaliers heureux qui ont foulé le dancefloor géant des Electropicales #7. Même les Pachanga Boys n'ont pas su résister à la tentation et ont interprété Time, un titre que les deux artistes ne jouent que très rarement, uniquement lorsqu'une réelle connexion se fait avec le public, c'est tout dire !

Une équipe de Radio Nova a fait le déplacement pour retransmettre l'ambiance de ce festival multi-facettes avec au programme sept heures de direct, de live, de musique et d'interviews : à retrouver en podcast. Avec eux, le magazine français Tsugi et le Mail & Guardian d'Afrique du Sud sont également venus voir de plus près et mettre en lumière le festival Les Electropicales.

Rendez-vous en 2016 pour la huitième édition du festival Les Electropicales !