Histoire

La canne à sucre a été importée à La Réunion de Java puis de Madagascar dès le XVII° siècle. Au début elle ne servait qu'à fabriquer un alcool artisanal et à fournir du fourrage pour le bétail.
Ce n'est qu’à partir du XVIII° siècle que son exploitation s'est considérablement développée. Les progrès techniques permettent d'en tirer un sucre utilisable sous forme de sirop et la main-d’œuvre abondante et bon marché fournie par l'esclavage en permet une exploitation particulièrement rentable. En 1815 Charles Desbassyns créa la première distillerie.
 

La canne à sucre

La canne à sucre est une grande graminée tropicale herbacée à port de roseau de 2.5 m à 6 m de haut. Les tiges d'un diamètre de 1.5 à 6 cm sont creuses à entre-nœuds pleins.
Les feuilles aux nombre de 10 sur les plantes en pleine croissance, alternes sont réparties en deux files opposées. Elles ont un limbe de 1 m environ sur 2 à 10 cm de large.
Généralement, les plants de canne occupent la même parcelle durant plusieurs années consécutives. Lors de la récolte, une partie de la tige est laissée en place pour une nouvelle pousse. Après trois récoltes successives à partir de la même plantation, le champ doit généralement être replanté avec de nouvelles boutures.

La filière

La filière canne-sucre représente la première source de revenu à l'exportation après le tourisme. Elle est aussi la première industrie agro-alimentaire de l'île. Elle occupe 55% des surfaces agricoles et participe au revenu de plus de 15 000 familles. Aujourd'hui un hectare produit en moyenne 8 tonnes de sucre. Grâce aux centrales thermiques bagasse-charbon, 45% des besoins en électricité sont couverts par la canne. Il reste deux usines sucrières sur l'île, l'usine de Bois Rouge et l'usine du Gol.
 
La canne à sucre et ses produits dérivés : le sucre, le rhum, l’écume et surtout la bagasse qui permet de produire de l’énergie.