Mis en place en 2007, cet espace protégé est l’âme de la nature réunionnaise. Il abrite une faune et une flore rares, une biodiversité remarquable dont la sauvegarde est essentielle. C’est pourquoi il fait partie, depuis 2010, du Patrimoine mondial de l’Unesco.

Le Parc national de La Réunion est le centre géographique de l'île, couvrant plus de 100.000 hectares. C’est aussi le cœur de ses richesses naturelles terrestres. Créé en 2007, il a pour vocation de protéger et de valoriser un patrimoine unique : de très nombreuses espèces d’animaux, d’insectes et de plantes n’existent que dans cette région, nulle part ailleurs dans le monde. Le parc veille à conserver de fragiles équilibres, dans des paysages grandioses que chacun doit respecter.

Grâce au parc, la connaissance de la faune et de la flore a progressé, elle est également devenue plus accessible au public. Des scientifiques étudient la biodiversité exceptionnelle et les équipes sur le terrain partagent leur passion avec les visiteurs, même si des espèces menacées sont difficiles à observer. Par exemple, deux grands oiseaux marins : le pétrel de Barau et le pétrel noir. Autres spécimens endémiques : le tuit-tuit, oiseau en voie de disparition ; l’oiseau lunettes vert ou zoizo vert ; le papangue, seul rapace de l’île ; les papillons phorbanta et salamis augustina (la salamide d’Augustine) qui sont en danger ; ou le lézard vert des "hauts" de l'île. 
 

Un espace diversifié à la nature luxuriante


Quant à la végétation du parc, elle varie en fonction de l’altitude et des microclimats : 850 espèces indigènes ont été recensées. Cela paraît beaucoup, mais pas tant que cela, au regard des plus de 2.000 espèces introduites par l’homme, au cours de l’histoire de La Réunion ! Ces plantes, ces fleurs, ces arbres extraordinaires poussent dans des forêts pluvieuses ou de brouillard, dans des landes, dans des gorges et sur des reliefs surprenants, formés par les éruptions volcaniques, l’érosion, les coulées de lave. Ou encore des effondrements spectaculaires, qui ont donné naissance aux cirques de Salazie, Mafate et Cilaos.

Ces trois fascinantes régions et leurs remparts, ainsi que les deux massifs volcaniques du Piton de la Fournaise et du Piton des Neiges font partie, depuis 2010, des biens naturels inscrits au Patrimoine mondial par l’Unesco, en raison de leur valeur universelle exceptionnelle. Une formidable reconnaissance internationale pour le Parc national de La Réunion, qui représente un espace diversifié. Il comprend un cœur habité, car deux zones peuplées se trouvent à l’intérieur de ses frontières : les îlets (hameaux isolés) de Mafate et celui des Salazes (col du Taïbit, dans le cirque de Cilaos). Leurs habitants sont les seuls résidents permanents du cœur du parc national : ils constituent l’âme de La Réunion, le socle de l’identité et de la culture créoles, marquées par un mode de vie original et un lien fort à la terre.

Le parc possède enfin un cœur cultivé, au milieu de la nature sauvage. Il s’agit de zones d’élevage (Piton de l’Eau), de cultures vivrières et de géranium (Sans-Souci), de forêts cultivées et de friches de théiers (Plaine-des-Palmistes). En effet, ces activités agricoles étaient déjà là avant la création du parc et sa charte veille à leur bonne intégration dans les milieux naturels qui les entourent, pour que la coexistence de l’homme et de son milieu se fasse en harmonie.