Volcan, tortues marines, canne à sucre, tableaux impressionnistes ou fleur de sel... Sites touristiques et culturels, les quatre musées régionaux et les trois musées départementaux de La Réunion ainsi que le muséum d'Histoire Naturelle proposent un inventaire quasi exhaustif des trésors naturels et patrimoniaux de l'île.
 
1500 m3 de bassins où évoluent de gracieuses tortues aux incroyables couleurs... bienvenue à Kélonia, le centre de sensibilisation à l'environnement sur le thème des tortues marines situé à Saint-Leu dans l'ouest de l'île. Ici, on participe aux programmes de recherche et de protection des tortues marines et de leurs habitats à La Réunion et dans l’Océan Indien. On accueille aussi les tortues blessées ou malades, pour les relâcher en mer une fois guéries.

Non loin, le musée départemental du sel à la Pointe au Sel Saint-Leu, retrace sur les salines les secrets de la récolte du sel : on s'y consacre depuis le XVIIIème siècle !

Après l'eau... le feu

Rénovée par la Région Réunion de 2010 à 2014, la Cité du Volcan à la Plaine des Cafres a ouvert ses portes au public le 5 août 2014. Ce pôle d’attraction touristique est également un centre pédagogique et scientifique international. L'équipement de 6000 m²  permet de découvrir les secret de l'activité volcanique et ses interactions avec le milieu sous-marin grâce à des dispositifs techniques innovants : réalité augmentée, hologrammes, surfaces digitales grand format... dans une muséographie adaptée à tous les publics y compris les tous-petits.

Entre 2011 et 2015, la Région Réunion a entièrement réhabilité le musée Stella Matutina à Piton Saint-Leu, le musée accueille le public depuis le mois de juin de cette année. A la fois centre d’interprétation de l’agro-industrie de la canne et du sucre, musée d’histoire et miroir du passé, il retracera l'épopée de la plantation de la canne sur l'île à partir de 1815. La sucrerie du Gol (à Saint-Louis) ainsi que la Saga du Rhum (à Saint-Pierre), musées privés, affichent la même ambition.

Le quatrième des musées régionaux, le Madoi (Musée des arts décoratifs de l'océan Indien) situé à Saint-Louis sur le Domaine de Maison Rouge, abrite une très riche collection d'objets d’origines indiennes, chinoises, européennes, africaines et malgaches... C'est aussi le dernier domaine caféier des DOM ayant conservé l’organisation initiale des bâtiments, des terrasses et des cours (classé monument historique). L'occasion de découvrir 5 000 plants de Bourbon Pointu, café ultra-chic made in La Réunion !

A Saint-Denis, une visite s'impose au musée départemental Léon-Dierx, consacré aux Beaux-Arts, né au début du XXème siècle sous l'impulsion de deux Créoles (Georges Athénas et Aimé Merlo, connus sous le pseudonyme littéraire Marius-Ary Leblond). Ouvert le 12 novembre 1912, il porte depuis sa création le nom de Léon Dierx, artiste réunionnais. Ses collections abordent les grands courants artistiques du XIXème siècle. Les impressionnistes Caillebotte, Eliot, Laprade, Mauffra... et l’école de Pont-Aven (Gauguin, Émile Bernard...) sont représentés grâce au fonds Vollard, du nom du célèbre marchand de tableaux Ambroise Vollard, né à Saint-Denis en 1866.

 

Enfin, au cœur du jardin de l’Etat à Saint-Denis, on admirera les collections du muséum d'Histoire Naturelle qui présente la faune actuelle et disparue des îles de l’Océan Indien occidental et des ouvrages précieux tels les œuvres complètes de Linné, Buffon, Cuvier... On pourra notamment se faire une idée du dodo, sorte de gros dindon massacré par les premiers colons et depuis ressuscité comme emblème de la bière la plus populaire à La Réunion : la Dodo !

Le musée historique de Villèle, créé dans l'ancienne habitation Panon-Desbassayns sur la commune de Saint-Paul est incontournable pour qui veut comprendre le passé réunionnais. Dans les intérieurs admirablement conservés, mobiliers, tableaux, estampes... et expositions temporaires racontent cette famille qui a fortement marqué l'histoire de La Réunion aux XVIIIème et XIXème siècles et permettent d'appréhender la servitude sur le mode intime, en donnant à voir la relation entre maîtres et esclaves, puis travailleurs engagés. La Chapelle pointue, classée monument historique en 1970, abrite la tombe de madame Desbassayns qui a laissé  le souvenir d'une femme de poigne, administrant ses immenses plantations d'une main de fer, mais qui fit aussi construire un hôpital pour ses esclaves...